Zone sans pesticides

L’association “Nous voulons des coquelicots” nous a questionné concernant les zones sans pesticides autour des écoles et habitations définies par le gouvernement. Celles-ci sont de 5 à 10 mètres et peuvent être ramenées à 3 mètres ! Le collectif citoyen nous demande de nous positionner par rapport à cette décision.

C’est du bon sens que de considérer que cette zone de 5 mètres, voir même 3 mètres n’est pas suffisante évidemment, nous organiserons donc un référendum local pour consulter l’avis des citoyens de la ville de Quimperlé à ce sujet et nous acterons la décision résultante de ce référendum.

Le pacte transition

Nous retenons 11 propositions définissant les grandes directions vers lesquelles nous souhaitons tendre en coopération avec les citoyens de la ville de Quimperlé, à travers les conseils de quartier, les assemblées citoyennes, les assemblées d’associations, de commerçants etc.

MENER UNE POLITIQUE DE SOBRIÉTÉ, D’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET D’ALIMENTATION À 100% EN ÉNERGIE RENOUVELABLE ET LOCALE DES BÂTIMENTS, VÉHICULES COMMUNAUX ET ÉCLAIRAGE
1: Mise en place d’un Conseil en Énergie Partagée (CEP) dans la commune, audit du patrimoine et alimentation à 50% les bâtiments et l’éclairage publics en électricité renouvelable et locale.
2 : Mise en place d’un plan de rénovation énergétique pour le mandat visant à réduire de 40% les consommations d’énergie en 2030 et alimentation des bâtiments et de l’éclairage publics à 75% en électricité renouvelable et locale et 25% en chaleur renouvelable (bois ou biogaz).

Comment APPUYER LA STRUCTURATION DE FILIÈRES PAYSANNES, BIO ET LOCALES, RÉMUNÉRATRICES POUR LES AGRICULTEURS ET AGRICULTRICES?
1 : Faire du lien entre producteurs et consommateurs (soutien aux AMAP, organisation d’un marché des producteurs et productrices locales régulier…) et utiliser la commande publique responsable pour développer des filières locales et équitables.
2 : Appuyer la création d’une coopérative de productrices et producteurs locaux (soutien financier, technique, mise à disposition de locaux…).

PROPOSER UNE ALIMENTATION BIOLOGIQUE, MOINS CARNÉE, LOCALE ET ÉQUITABLE DANS LA RESTAURATION COLLECTIVE.
1: Au moins 50% de bio et (local et/ou équitable/sous signe de qualité) et 1 repas végétarien par semaine /alternative végétarienne.
2 : Au moins 75% de bio et (local et/ou équitable) et 2 repas végétariens par semaine. #09. Comment

METTRE FIN AU DÉVELOPPEMENT DE GRANDES SURFACES COMMERCIALES SUR LE TERRITOIRE?
1 : Interdire toute artificialisation des terres agricoles (PLU et SCOT) et apporter un soutien pour développer les circuits de distribution locale des productions locales à travers des projets alternatifs tant dans leurs contenus (plutôt coopératives, financements éthiques, etc.) que dans leurs formes (zone d’implantation, visibilité, fonctionnement etc.)
2. : Dissuader l’installation de grandes surfaces pour rester en deçà d’un seuil critique à partir de 100m² de surface de gondoles pour 1000 habitant·es, en travaillant avec l’intercommunalité, en fixant des règles d’implantation des commerces défavorables à celles-ci dans les documents d’urbanisme et en consultant systématiquement la population sur de nouveaux aménagements.

Comment PROTÉGER LA RESSOURCE EN EAU, EN ASSURER UNE MEILLEURE QUALITÉ ET UN ACCÈS GARANTI À TOUTES ET TOUS, EN LA CONSIDÉRANT COMME UN BIEN COMMUN?
1: Donner l’exemple dans les services de la commune : Développer une gestion transparente de l’eau et mettre en place des dispositifs de récupération et d’utilisation différenciée de l’eau de pluie sur les bâtiments de commune.
2 : Protection et accès au bien commun de l’eau pour tous les habitant·es de la commune : mettre en place une tarification sociale de l’eau, et intégrer des techniques de préservation de l’eau dans toutes les nouvelles constructions privées et publiques de la commune.

Comment soutenir les rénovations à haute efficacité énergétique en accompagnant en particulier les ménages en situation de précarité énergétique?
1 : Créer ou renforcer une structure ou un service d’information et d’accompagnement des ménages et des professionnels à la rénovation énergétique. Mettre en place les compétences qui permettent que la structure soit en capacité d’accompagner et d’orienter les ménages en précarité énergétique vers le conseil et les aides disponibles.
2 : Créer un plan d’action contre la précarité énergétique avec objectif de diviser celle-ci par 2 durant le mandat. Afin de réaliser ce dernier point, nous créerons une coopérative écologique qui orientera, aidera les citoyens notamment dans les démarches et recherche d’aide, et également de vérification des travaux.

Comment donner la priorité aux mobilités actives (marche, vélo) dans l’espace public?
1 : Modérer la vitesse automobile sur au moins une partie de la commune (zone 30, zone de rencontre), généraliser les doubles sens cyclables et les « cédez le passage cycliste au feu », et installer un nombre suffisant de places de stationnements vélos (près des commerces, des arrêts de bus, des services publics, à l’intérieur des écoles…).
2 : Mettre en place au moins une zone de circulation apaisée effective, et au moins quelques aménagements cyclables sur des axes structurants (bandes larges ou mieux, pistes) Avec l’aide et la consultation des citoyens, nous déterminerons comment développer la place du vélo notamment, quels itinéraires devront être créés.

IMPULSER ET FINANCER UNE DÉMARCHE COLLECTIVE DE PRÉVENTION, RÉEMPLOI, VALORISATION DES DÉCHETS EN RÉGIE OU AVEC DES ACTEURS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE.
1 : Accorder l’équivalent de 2% du budget de gestion des ordures ménagères aux actions de prévention. Permettre aux structures de réemploi de collecter dans les déchetteries, et favoriser la création d’au moins un équipement de réemploi solidaire par la collectivité portant la compétence déchets. Mettre en place une solution de tri à la source des bio-déchets (compostage collectif, individuels?.. ce qui est une obligation légale d’ici 2023).
2 : Accorder l’équivalent de 5% du budget de gestion des ordures ménagères aux actions de prévention. Favoriser la création ou le maintien d’au moins un équipement de réemploi solidaire par bassin de 50 000 habitant·es. Planifier l’évolution des déchetteries pour dédier des espaces aux réemploi et/ou permettre aux citoyen·nes de réutiliser les déchets qui y sont déposés, et contribuer à la mise en réseau des associations de réemploi et de prévention.

LIMITER LA PLACE DE LA PUBLICITÉ DANS L’ESPACE PUBLIC.
1 : Arrêter les contrats de mobiliers urbains publicitaires. Les panneaux peuvent devenir des supports d’information d’intérêt général (événements artistiques / culturels) ou être remplacés par des arbres.
2 : Proscrire les écrans numériques publicitaires dans le Règlement Local de Publicité.

Proposer gratuitement des lieux d’accompagnement au numérique avec une assistance humaine à destination de toutes et tous. Rendre accessible les services numériques au plus grand nombre
1: Mobiliser les espaces culturels (comme les bibliothèques et médiathèques) ou d’insertion professionnelle des communes pour que toutes et tous puissent accéder à des ordinateurs. Cartographier et rendre visibles ces espaces.
2 : Favoriser la citoyenneté par le numérique et en faire un outil d’inclusion sociale. Assurer un accompagnement spécifique des personnes les plus éloignées du numérique dans les espaces culturels et d’insertion professionnelle équipés d’ordinateurs, et les aider concrètement dans leurs démarches. Dans les petites communes, on peut identifier les citoyens ayant des compétences numériques et leur donner les moyens logistiques d’assurer des permanences pour accompagner les habitant·es dans leurs démarches. Développer un accès à internet en habitat social et proposer un tarif à moindre coût pour les usager·es de ces espaces. Déployer un réseau WiFi dans la ville pour tous et toutes en accès libre et permanent.

ADHÉRER AUX MONNAIES LOCALES COMPLÉMENTAIRES ET CITOYENNES ET LES METTRE EN PLACE DANS LES SERVICES PUBLICS DE LA COMMUNE ET DE SES GROUPEMENTS, DANS LES BUDGETS PARTICIPATIFS ET DANS LE SOUTIEN AUX ASSOCIATIONS
1: Soutenir et financer l’association qui porte la monnaie locale de votre territoire afin de lui permettre de mieux consolider le projet et/ou le développer
2 : Adhérer à l’association porteuse pour encaisser des paiements et accorder des subventions en monnaie locale pour des projets territoriaux innovants et/ou valorisant une politique affectée (transition, consommation responsable, santé et alimentation saine, cohésion sociale, formations à l’économie sociale et solidaire…)

11 mesures que nous nous engageons à discuter et mettre en œuvre avec l’aide des citoyens, des associations des techniciens locaux… Nous voulons également discuter en cours de mandat avec les citoyens de ces deux points:

Les citoyens souhaitent ils mettre en œuvre une démarche territoire à énergie positive …en développant la production et la consommation d’énergie renouvelable notamment citoyenne?
1: Fixer des objectifs ambitieux et partagés de transition énergétique à l’aide des référentiels Climat Pratic et Cit’ergie pour les plans climat ou Destination TEPOS, tout en soutenant les projets d’énergie renouvelable d’initiative citoyenne. Mettre en place un programme de sensibilisation à la sobriété énergétique.
2 : Faire labelliser la démarche de plan climat de plan climat du territoire : label Cit’ergie, intégrer le réseau TEPOS. Faire aboutir des projets d’initiative citoyenne.

Comment Renforcer l’offre, l’accès et l’attractivité de transports en commun sur le territoire?
1 : Définir un plan d’optimisation des transports en commun (augmentation de la fréquentation grâce à l’amélioration de l’offre sur le réseau, l’intermodalité et la tarification sociale et solidaire) et augmenter le budget des transports en commun par habitant·e chaque année.
2 : Enrichir le système de transports en commun d’une offre nouvelle en site propre, pour diminuer la part modale de la voiture au profit de celle des transports en commun tout en mettant en place les conditions de son succès : augmentation de la fréquentation, grâce à l’amélioration de l’offre sur le réseau, l’intermodalité et la tarification sociale et solidaire, et augmentation du budget des transports en commun par habitant·e chaque année.
3: faut-il instaurer la gratuité du bus?